Les critiques de la semaine (03/03)

Publié le par fadila

       Daybreakers



Les vampires du futur pas vraiment à la hauteur de leurs prédécesseurs, même s’ils ne sont pdaybreakers11-515x344[1]as passés loin

 

Daybreakers est le dernier film de vampire du moment, réalisé par Michael et Peter Spierig.

 

2019. Le monde est dominé par les vampires qui ont exterminé la quasi-totalité de l’humanité et commencent donc à manquer de sang frais. Le docteur Edward Dalton est chargé de créer du sang artificiel pour y remédier mais un groupe de résistants humains survivants va lui proposer de participer à la création d’un remède, permettant aux vampires de redevenir humains…

 

Fan de films de vampires depuis un certain temps, j’avoue qu’en regardant la bande-annonce, j’avais espéré assister à un film dans la veine de Blade ou de Underworld. Inutile de nier plus longtemps, il ne leur arrive clairement pas à la cheville (tout le monde ne peut pas s’improviser Len Wiseman ou Guillermo del toro) et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir trouvé une bonne idée pour renouveler le genre. Le début est d’ailleurs plutôt réussi, dans une ambiance très film noir, j’aime beaucoup toute la scène d’intro où on découvre la ville des vampires avec les évènements liés à la crise pour la recherche de sang frais. Puis on entre dans le grand laboratoire où on découvre les expériences menées sur les humains (ça fait limite Minority Report avec les types dans le coma suspendus dans une grande salle derrière d’épaisses vitres). Mais après vient l’arrivée des humains et là, on se doit fatalement de quitter l’ambiance extra du début pour tomber dans le film d’action on ne peut plus classique. Je suis peut-être un peu méchant mais je n’ai pas trop apprécié le principe du remède, ça fait un peu trop ‘‘solution miracle’’ pour aboutir au happy end final. Tant que j’y suis à énumérer les défauts du film, je voudrais aussi signaler la musique m’as-tu-vu (plus théâtrale, tu meurs !, surtout pour la scène de la tuerie finale entre les soldats, qui aurait pu être super flippante et qui, du coup, a provoqué dans la salle un accès d’hilarité sans précédent !) et les dialogues beaucoup trop basiques, surtout en ce qui concerne l’histoire d’amour on ne peut plus mièvre, le genre de répliques qui doivent être écrites sur les registres des producteurs américains avec un quota de diffusion pour chacun de leurs films, du type ‘‘Tu as fait le bon choix’’ ou ‘‘Il y a moyen de revenir en arrière’’ (vous aussi, vous avez l’impression d’entendre ces répliques dans tous les films d’action que vous allez voir ?). Du coup, j’ai trouvé que Ethan Hawk avait plus de charisme au début quand il n’a qu’à faire le visage sombre que quand il parle, dans ses discours de vampire au grand cœur voulant ne pas être vampire et ne pas avoir à se nourrir de sang humain, surtout qu’il est bien entendu amoureux d’une femme humaine (c’est pas du Twilight, ça, bien sûr, et je ne reviendrai pas sur le prénom du personnage joué par Ethan…)      

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Bon, j’ai été reglo en vous énumérant d’emblée ce qui m’a déplu dans ce film (j’oubliais d’ajouter que je trouve dommage qu’on occulte sans arrêt l’aspect sexuel du vampire, pourtant très importants dans les premières œuvres consacrées à ce thème, mais c’est une tendance des films de vampire actuels et c’est plus une affaire de goût personnel, donc ça ne concerne peut-être pas les lecteurs de cette critique) mais il faut quand même aussi que je vous signale ce que j’ai apprécié (ce film n’est pas non plus une bouse, je tiens à le préciser).

J’ai tout d’abord bien apprécié les deux autres acteurs masculins du films : Willem Dafoe, en résistant guérillero (bon, y’a des fois où il en rajoute un peu mais ça, ça vient peut-être aussi des dialogues qu’on lui a refilé donc la faute incombe plus aux scénaristes qu’à l’acteur lui-même, surtout qu’il n’a pas l’air de prendre tout ça très au sérieux) et surtout Sam Neil, en grand méchant du film, absolument jouissif dans le rôle du vampire manipulateur et délicieusement ignoble (entre autre quand il serre sa fille dans ses bras alors qu’il vient de faire tuer ses amis ou quand il savoure le sang de la compagne de Edward dans un verre de vin) Encore un acteur qui n’est pas assez souvent sur nos écrans (moi, je ne l’avais pas vu depuis Jurassic Park en tout cas) et pourtant, il assure complètement.

Ensuite, ce que j’ai vraiment adoré dans ce film, c’est toute l’histoire autour des vampires ‘‘dégénérés’’, c’est-à-dire ceux qui s’attaquent à d’autres vampires par soif de sang (ne trouvant plus assez de sang humain) ou qui s’auto mutilent pour apaiser leur soif : ceux-là deviennent donc des espèces de monstres, les bras devenant comme les ailes des chauve-souris. Franchement, même si ce n’est que pour ça, ça vaut le coup d’aller voir ce film parce qu’ils sont carrément extras, de par leur côté monstrueux et pathétique. La plus belle scène du film est d’ailleurs à mes yeux celle où ils sont jetés en plein jour, enchaînés, par les forces du gouvernement vampire pour qu’ils brûlent en plein soleil. Cet avis ne regarde que moi mais ça m’a fait penser aux camps de la mort nazis où les types jugés bizarres (genre les tziganes ou les homos étaient aussi destinés à un sort semblable. Finalement, je me suis senti plus ému par le sort de ces créatures que par le sort des humains traqués par les vampires (même s’il y a quand même une très bonne scène d’embuscade en plein désert vers le milieu du film).

 

En définitive, un bon scénario de départ qui aurait pu faire un film de vampire futuriste génial mais que la suite entraîne hélas dans le film d’action bourrin sanguinolent à souhait, à tel point que ça en finit presque ridicule sur la fin (moi aussi, j’aime bien voir des tripes voler dans tous les coins mais il y a quand même des limites !). Sans compter que la mise en scène est on ne peut plus basique (que des gros plans, quasiment, et c’est pas une blague !), surtout que l’image est parfois d’assez mauvaise qualité, et je ne parle pas non plus de certains bruitages (on dirait qu’aujourd’hui, on est obligé de mettre le volume à fond pour faire peur. Je ne dis pas ça pour critiquer mais un type comme Wes Craven, il n’avait pas besoin de ça…) C’est toujours triste de se dire qu’un film aurait pu être bon et qu’au final, il ne l’est pas. Je m’aperçois quand même que j’ai oublié de citer une superbe scène, celle qui ouvre le film montrant une jeune vampire qui décide de se suicider en sortant au grand jour, scène qui n’a par ailleurs aucun rapport avec le reste du film (c’est peut-être ce qui fait son charme, d’ailleurs).

 

 

 

 

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  Ecrit par Alexis Scheinhardt.

 

 

  

    Nine

 

 

Un spectacle vulgaire, un faux-hommage à Fellini…..




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Ce film se revendiquant comme nouvelle comédie musicale n'en est pas vraiment une, en tout cas, pas celle que l'on attendait. Le spectacle est ici utilisé comme matériel de l'imaginaire. Jamais la musique n'est utilisée comme participant de la réalité diégétique.

Cette utilisation est toutefois intéressante par le rapprochement entre l'art du spectacle et le mode de pensée d'un artiste tel un réalisateur, mais cela peut-être frustrant pour les fanatiques des comédies musicales Hollywoodiennes.

Nous attendons l'instant magique qui n'arrivera jamais où le personnage se met à chanter dans sa propre vie, pour parler à son voisin, pour acheter le journal, pour déclarer sa flamme.

 

Admettons que cet enfermement musical dans l'imaginaire est une représentation fidèle de son brouillard moral l'empêchant de s'exprimer autrement qu'intérieurement.  Alors, il ne reste plus rien au film de cinématographique, mais devient simplement un vague spectacle filmé. Le réalisateur n'a pas réussi à concilier l'art  de danser et l'art de filmer.

 

Tout ce qui reste de vaguement lié à l'art cinématographique est une vulgaire comparaison avec Fellini qui ne trouve pas sa place. Rob Marshall dépassé sous la grandeur de Fellini se cache derrière des clins d'oeils grossiers, jusqu'à la fontaine de la Dolce Vita comme apothéose de la banalité. Les cadres ne sont pas pensés et la qualité plastique de certaines séquences doit plutôt être attribuée à John DeLuca (chorégraphe) et Dion Beebe (directeur de la photographie).

 

Le second vague lien avec la cinématographie est le choix d'un riche casting, mais qui n'est finalement là que pour espérer une récompense aux oscars. L'affiche promettant un spectacle glamour plein de vie et d'érotisme est rapidement détruite par l'erreur de définition de Rob Marshall de l'érotisme et de la vulgarité. Le numéro de Pénélope Cruz est beau et attirant jusqu'à ce qu'elle sorte de son rideau. Elle est ensuite repoussante par ses allures de prostituée anonyme.  

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Seule Marion Cotillard conserve une certaine émotion dans son numéro de femme délaissée, sans pour autant renverser la salle.

De plus, aucune chanson ne reste en tête en sortant de la salle, manque énorme pour ce genre de pari, et qui ne m'est jamais arrivé auparavant.

 

Sorte de film-spectacle sans magie, à la vulgarité brisant tous nos rêves, nous n'avons plus à espérer que Rob Marshall ne se prenne plus pour Fellini.

 

 

Ecrit par Julien Mondon

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Publié dans Critiques

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A
<br /> Je n'ai pas vu Nine mais ce que tu en dis correspond plus ou moins à l'impression que j'ai eu en en voyant quelques images. De toute façon, les comédies musicales ayant un niveau à peu près correct<br /> se font on ne peut plus rarissimes ces derniers temps.<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Moi aussi en tant que fan de films de vampires, en voyant la bande-annonce, je savais que ça allait être déçevant !! Ca se voit tout de suite. Ce qui est drôle pour parler de la figure du vampire,<br /> c'est que les vampires ne sont plus des créatures aristocrates à souhait, du genre grand seigneur et à l'aspect sexuel exacerbé. Non, maintenant c'est plutôt du genre bourrin, qui tape sur tout ce<br /> qui bouge, avec des putains d'armes futuristes à la con, du genre Blade et Underworld, alors que rappelons-le un vampire n'a pas besoin d'armes pour tuer. Un coup de croc et c'est bon !! Le vampire<br /> devient commun et beaucoup beaucoup moins fascinant qu'auparavant. Sam Neill, c'est vrai et rare au cinoche, mais il a joué dans "The Tudors", une série historique américano-irlandaise.<br /> <br /> <br />
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