Les critiques du 31 mars

Publié le par fadila

       Les invités de mon père

 

 

Un film de société, mêlant habilement comédie et gravité.

 

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Lorsque qu’un médecin retraité et vivant aisément accueille chez lui des sans-papiers, la vie de toute la famille est chamboulée.

 

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Après Ceux qui restent en 2007, la comédienne Anne Le Ny réussit, dans son second film en tant que réalisatrice, à faire rire avec un sujet sensible, l’immigration. C’est un film assez difficile à raconter en fait, car il soulève beaucoup de questions, avec des enjeux multiples. Tout repose sur des situations bien trouvées qui traitent, parfois avec humour, parfois avec émotion, des relations familiales, de la xénophobie, de l’argent. Pas de manichéisme, loin de là. Tous les personnages sont attachants mais chacun en prend pour son grade.

 

On est très vite impliqué émotionnellement dans cette histoire tout à fait cohérente et aux rebondissements fréquents. Mais derrière l’accueil de clandestins, il s’agit d’interroger les relations père/enfants, les conflits de génération, le rapport à l’argent, la vieillesse aussi. Et également de questionner le spectateur : comment aurait-on réagi, face à une telle situation ?

 

Si la mise en scène est sobre et sans grande recherche, elle repose sur la prestation d’acteurs tous aussi justes les uns que les autres. On n’en attendait pas moins d’Anne Le Ny, qui s’est octroyé un petit rôle clin d’œil délicieusement drôle. Le tandem fraternel Fabrice Luchini / Karin Viard fonctionne bien, dans le registre de la comédie comme dans les scènes dramatiques. Les personnages sont d’ailleurs très travaillés, et connaissent une vraie évolution tout au long du film.

 

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Du début à la fin, Anne Le Ny nous fait passer des éclats de rire (et il y en a) aux moments sérieux et intenses mais jamais larmoyants. Le tout sans tomber dans les lieux communs, plutôt en se jouant des clichés.

 

Une seule réserve : quelques faux raccords parfois très grossiers, surtout au début du film. Dommage. Mais on oublie vite les petites fautes techniques pour ce concentrer sur ce film ni vraiment « commercial » ni vraiment « d’auteur ». Ou bien les deux à la fois.

 

Et pour finir un petit extrait du film...

 

 

 

Ecrit par Samantha Broggini

 

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